Les élèves du lycée convaincus par la Permaculture

Les élèves de la filière horticole et de la filière vente en jardinerie (2nde, 1ère et Term  réunies) ont pu découvrir grâce à l’intervention de Martine Delhommeau les principes de la permaculture. Cette intervention qui fait suite à la projection du film l’éveil de la permaculture,  deux semaines auparavant, a permis d’engager un véritable échange entre les jeunes et la formatrice accompagnatrice de projet.

Un choix de vie

Martine Delhommeau, notre conférencière du jour, spécialiste en agro-écologie et permaculture, nous a présenté, par l’intermédiaire d’un diaporama riche d’informations, les valeurs et les principes de l’agro-écologie et de la permaculture.

C’est d’abord par une question, d’apparence toute simple adressée aux élèves, que le débat fut amorcé : qu’est-ce que la permaculture ? Les réponses diverses et variées lancées par l’assistance permirent de faire tomber quelques clichés et de clarifier les tenants et aboutissants de cet art de vivre.  Car il s’agit bien d’un art de vivre ! Au-delà des considérations purement technico- agricoles illustrées par l’emploi de buttes de culture, de forêts jardins, de jardins mandalas et de bien d’autres encore, la permaculture prend en compte une démarche plus holistique de notre relation à l’environnement.

D’ailleurs, tout est dit dans le mot même de Permaculture. Prenons le temps de le décortiquer. Si nous le scindons en deux nous obtenons : Perma puis culture.

Perma nous emmène tout naturellement à permanent mais aussi à durable, autonome, cycle, équilibre, conservation, adaptation …

Culture nous emmène lui à arts, éducation, valeurs, responsabilités, connaissances, savoirs faire, agriculture, patrimoine …

Voilà une bonne démonstration pour dépoussiérer ce mot et lui redonner tout le sens que lui ont donné les fondateurs à travers le monde : Bill Mollison, David Holmgren, Masanobu Fukuoka,  et plus récemts et plus proches de nous Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon.

Le projet permaculturel permet donc de :

–        Préserver les zones et ressources naturelles encore existantes

–        Créer et multiplier de petits agro-écosystèmes très productifs

        Aggrader (en opposition à dégrader) les espaces de vie de l’homme en respectant la nature   et en s’inspirant de son fonctionnement (biomimétisme, écologie)

Pour ce faire, les principes universels de la permaculture qui sont d’observer, de ne pas agir pour ne pas nuire, d’expérimenter, d’imiter la nature, de recycler, de remplir l’espace, d’étudier les liens d’interdépendance, de favoriser la biodiversité, de prioriser, d’évaluer chaque élément et le système dans son ensemble, d’assumer sa responsabilité, de développer une économie sobre …, sont autant de jalons sur le chemin du permaculteur.

Des exemples concrets de réalisations, tels que la ferme de Jean-Marie Fortier maraicher à Québec (sur un hectare) ainsi que la ferme du bec Hellouin en Normandie dont la viabilité économique fut démontrée par une étude de l’INRA, permirent d’illustrer les propos.

Nul doute que des vocations ont dû naître ou se conforter si l’on en juge par l’attroupement d ‘un petit groupe d’élèves à la fin de la conférence pour solliciter encore Martine Delhommeau sur le sujet.

Biographie expresse de notre conférencière Martine Delhommeau formatrice et accompagnatrice de projet en permaculture :

–        Médiatrice culturelle au Musée départemental du Revermont chargée des publics scolaires et de gestion de la collection des variétés anciennes potagères et fruitières patrimoniales

–        2 cours certifiés de permaculture (CCP ou PDC) à la Ferme du Bec Hellouin et à Saint-Usuge (71) avec Steve Read

Le Jardin agroécologique niveau 2, Mas de Beaulieu, Terre&Humanisme