Un projet des 3èmes : « Mémoire de la 2ème guerre »

Projet réalisé avec la classe de 3éme durant cette année 2019-2020. Mené par Mme Mély, enseignante d’hist-géo-EMC, avec la collaboration de Mme Meunier, enseignante documentaliste, M.Istasse, enseignant en français, Mme Magnière, enseignante en ESC, Mme Serrano, enseignante en anglais.

Résumé : Ce projet s’est composé de plusieurs activités, réalisées dans le cadre des cours d’ Histoire-Géo, lors de sorties, lors de séances de pluri, et lors des interventions de l’artiste associé au projet, Rafaël Péaud. Ce projet a abouti à une œuvre collective sur le thème du Concours National de la Résistance, « Entrer en Résistance ».

Cette œuvre devait être présentée au Concours National de la Résistance et au concours régional « Mémoire, Histoire et transmission ». Mais le confinement a malheureusement rendu impossible la participation au concours de la Résistance, ainsi que la participation au concours régional, car l’œuvre n’a pu être terminée qu’en juin, lorsque les élèves sont revenus en classe. L’œuvre réalisée pourra cependant être présentée aux parents lors de la remise des diplômes fin 2020. Elle est visible sur le lien Youtube https://www.youtube.com/watch?v=SA8zsGW1IeU

Plus en détails : Les élèves ont étudié la seconde guerre mondiale dans les cours d’Histoire-Géographie. Ils ont réalisé deux sorties :

– Une sortie à la Maison des enfants à Izieu (le 22 novembre 2019) avec, sur place, une visite guidée et un atelier pédagogique sur la politique antisémite du régime de Vichy.

Visite au Mémorial d’Izieu

– Une sortie au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon (le 29 Novembre 2019) avec, sur place, une visite guidée et un atelier pédagogique sur « Laboratoire de propagande ».

Affiches de contre-propagande réalisées par les élèves au CHRD

En s’appuyant sur ces nouvelles connaissances, les élèves ont réfléchi au thème du Concours National de la Résistance  de cette année : « 1940. ENTRER EN RÉSISTANCE. Comprendre, refuser, résister ».

Pourquoi des hommes, des femmes et parfois des adolescents, ont décidé, dès 1940, d’entrer en résistance ? Quelles étaient leurs raisons ? Quelles formes a pris cet engagement ? Pour reprendre les termes du thème du concours : qu’avaient-ils compris de ce qui se passait dès 1940, qui les a amené à refuser ce qu’eux-mêmes ou d’autres subissaient, et à résister ? Et que risquaient-ils en entrant ainsi en résistance ?

Les élèves ont dégagé des thèmes importants, à partir desquels s’est développé par la suite le travail d’expression et de création artistiques avec l’intervenant plasticien. Chaque élève a réfléchi à ce que signifiait pour lui le mot « résistance». Cela a amené assez naturellement aux mots « engagement » et « refus ». Avec tout de suite la question du « pourquoi ? ».

Ils ont remis ces termes dans le contexte de 1940, avec la défaite et la France occupée, puis la fin de la République et l’entrée dans la collaboration par le régime de Vichy. Ils ont ainsi pu mesurer l’importance de cet acte d’« entrer en résistance » face à la barbarie et à la déshumanisation portées par le nazisme, face à l’antisémitisme, face à la mise en place d’un régime autoritaire, face à la fin des libertés et des valeurs de la République.

Les séances de création artistique avec l’intervenant Raf Péaud ont permis aux élèves d’aborder et mettre en œuvre différentes formes d’expression graphique et visuelle, détaillées ci-dessous.

Les élèves ont fait des recherches documentaires et élaboré une banque d’images qui les ont aidés à créer leurs dessins. Certaines images en noir et blanc, découpées, ont été utilisées pour être «animées» et filmées ou pour servir d’arrière-plan à d’autres dessins faits par les élèves. Certaines images ont servi de modèles pour des illustrations.

Les élèves ont utilisé créé des dessins, peintures, affiches sur le thème : Après avoir esquissé les dessins au crayon de papier, d’abord sur du papier, puis sur des rectangles de carton, ils ont utilisé de la peinture, des feutres noirs pour donner de la force à leurs dessins. L’utilisation d’un même support (le carton) avec des dimensions fixes a créé une sorte de charte graphique unifiant les différentes productions.

Quelques élèves, qui souhaitaient aborder le thème de la cache de fugitifs par les résistants, ont réalisé une maquette en carton et bandes de plâtre d’une maison ayant pu servir de cachette, maquette qui a ensuite été recouverte de morceaux d’images de cette époque afin de servir aussi de fond pour certaines images vidéos. Cette maison est devenue centrale dans la vidéo finale, en symbolisant l’exclusion des lois racistes (maison fermée à l’autre) mais aussi le lieu de la résistance à cette exclusion (maison ouverte à l’autre et théâtre d’actes de résistance).

D’autres élèves ont réalisé des masques de plâtre afin de symboliser le masque que devait porter les résistants pour se protéger et tenir secrète leur activité. Mais cela a aussi pris un autre sens au fil des discussions avec l’intervenant : celui du masque uniformisant et négateur du visage humain que portait le nazisme.

Un dernier axe de création a été de filmer des scènes représentant soit la soumission au nazisme, soit le refus de cette oppression et l’appel à la résistance. En utilisant là encore le motif du masque, doublé du fait des circonstances exceptionnelles par le masque pour se protéger du covid 19.

Tout ce travail a donné lieu à une vidéo sur le thème « Entrer en résistance », vidéo dont le montage a été assuré par l’artiste intervenant, en plusieurs étapes, avec à chaque fois la prise en compte des remarques et demandes des élèves.

 En bilan, quelques paroles d’élèves, recueillies en fin de projet fin juin : – Qu’avez-vous retenu de ce projet ?

Romain : avec les visites, comme à Izieu, on a approfondi nos connaissances et cela nous a permis de mieux comprendre. J’ai aussi été marqué par les sourires des enfants sur les photos, car on voyait qu’ils étaient heureux malgré la guerre et malgré le fait d’être séparés de leurs parents.

Julie : je me souviens des lettres écrites à leurs parents, c’était émouvant.

Maelys, Cassandre : sur place, dans la maison à Izieu, on avait l’impression que les enfants étaient là et on pouvait mieux imaginer leur vie. On pouvait s’imaginer certaines scènes, comme dans la salle de classe. Et on a ressenti des émotions à la fois joyeuses en pensant à leur vie dans la maison, et tristes en pensant à ce qui leur est arrivé.

Ambre, Liséa : à Izieu, on se sentait comme observés par les enfants, comme s’ils nous disaient « Voyez ce qu’on nous a fait, souvenez-vous, car il ne faut pas que ça recommence »

Jérémy : Je me souviens de l’atelier sur les affiches de propagande au CHRD, car ça nous a montré qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on nous dit. Et c’est encore utile aujourd’hui. En politique ou devant les publicités.

Qu’est-ce que cela peut vous apprendre pour aujourd’hui ? Est-ce encore important, à notre époque, de « Résister » ?

Tous les élèves : il ne faut pas oublier l’horreur qui a eu lieu, et il faut ne pas recommencer.

Romain : il faut résister au virus en respectant les règles sanitaires, pour se protéger et pour protéger les autres, ne pas penser qu’à nous.

Maélys : il faut résister contre le racisme.

Jérémy : il faut résister contre les discriminations contre les handicapés.

Jenny : il faut résister contre l’homophobie.

Cassandre : c’est important de résister pour conserver nos libertés. Pour ne pas obéir à quelqu’un juste parce qu’il est plus fort.

Ces sorties ont été financées en partie grâce à une subvention allouée par la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du Ministère des Armées et, d’autre part, grâce à une subvention de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif « Passeurs de culture ». Nous les remercions grandement.

 

Du lycée au métier : CV et entretien

Parmi les grands « passages obligés de la vie », on peut citer : le permis de conduire, le bac, et….  le 1er entretien d’embauche ! Le télétravail ne remplace pas le contact humain, même en ce début d’année 2020 …

Munis de CV et lettres de motivation, les élèves de terminale Bac PRO Technicien Conseil Vente en Animalerie ont pu échanger avec monsieur SOTTON, chargé du recrutement à l’APECITA (Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture).

Après quelques observations concernant les CV et lettres de motivation rédigés par les élèves, les ateliers de simulations d’entretien ont été l’occasion de corriger quelques défauts mais, surtout, d’apprendre à valoriser la formation et l’expérience professionnelle.

Changer de posture, passer du lycée à l’entreprise, cela n’est pas aussi simple qu’on le croit !

Merci au Conseil Régional qui finance depuis quelques années ces actions indispensables à l’insertion des jeunes dans le monde professionnel.